peinture 1990-2000

Peindre le pays où fleurit l’oranger

Les titres renseignent, le peintre est en pleine nature, la colline, la source, la lumière, la chaleur, le défilé, le soleil. Inéluctable éclaircissement de la palette. L’allègement enfin, l’abandon à la lumière du sud, le pur plaisir de peindre. Donner vie à la lumière. Mémoire du tableau, organique, expressive. Superpositions, transparences, profondeurs, murissement intérieur. Arriver à dire la souffrance avec grâce, vouloir être aimé malgré tout. Un optimisme forcené dans la tragédie, un arrêt sur le monde tel qu’il est. Peindre le devant soi et le en soi. Observation et introspection, universalité et individualité, l’idéal romantique du peintre de paysage. Unir l’être, l’art, la nature. L’expérience, la sensation, la violence des sentiments comme absolus.