Jean-Claude Hesselbarth

Né à Lausanne le 29 mars 1925, Jean-Claude Hesselbarth a passé la fin de sa vie à Grignan dans la Drôme provençale.

Après des études à la Faculté des Lettres de l’Université de Lausanne il a été l’élève de Marcel Poncet et de Casimir Reymond à l’École des beaux-arts de cette ville. Dès 1955, il participe à l’aventure du Collège vaudois des artistes concrets, et inaugure une longue série d’oeuvres intégrées à des bâtiments, de collaborations avec des architectes, d’expositions personnelles et collectives.

Il alterne des recherches picturales proches de l’abstraction lyrique et du tachisme, une peinture gestuelle colorée, et la pratique hivernale du dessin en atelier. Son oeuvre est largement représenté dans les collections publiques et privées, et lui a valu de nombreuses publications, prix et distinctions.

Il est décédé à Montélimar le 13 mai 2015.

© J. Mayerat 2003

© J. Mayerat 2003

Depuis longtemps, j’aime suivre Hesselbarth sur les deux versants de son oeuvre — dessin et peinture. Deux versants en apparence opposés comme l’ubac et l’adret en montagne. Côté ombre: les dessins: minutieusement élaborés certes, par une espèce de Seurat de l’imaginaire, mais produisant quoi ? Comme un suspens de poussière nocturne (planètes, voie lactée), des paysages d’extrêmes lointains favorables à une longue rêverie intérieure —  où Michaux, dans ses moments de paix, se promènerait peut-être à l’aise.

Les peintures, elles, semblent naître en plein soleil, en plein midi, exploser comme un rire de couleurs percutantes, en feu d’artifice; encore que, parfois, en cours de travail, elles s’enténèbrent peu à peu, comme si la nuit (mais constellée) était bien, finalement, le lieu profond, et préféré, du peintre.

– Philippe Jaccottet (1976)
Falaise

Falaise, 2012, encre de Chine, petite plume d’acier et bambou taillé sur papier grenu déchiré, 11 x 15 cm.

Le jardin de Lily

Le jardin de Lily, 2006, acrylique sur panneau de bois, 40 x 30 cm.